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Mercredi 6 mai 2015 : la Grande Saline et le Musée du Sel à Salins-les-Bains

Visite guidée fort intéressante de cette Grande Saline qui a cessé de fonctionner en 1962, après plus de 1200 ans d’exploitation. Elle est classée, depuis juin 2009, au patrimoine mondial de l'Unesco en extension avec la Saline Royale d'Arc et Senans dans le Doubs.


Aujourd’hui, elle invite le visiteur à découvrir l’histoire du sel, ses techniques d’exploitation et de fabrication. Comme dans toute la région, la Grande Saline utilisait les sources d’eau salée comme matière première. Le sel (or blanc du Moyen Age) était obtenu par évaporation artificielle (contrairement aux marais salants).

 

Géologiquement, la résurgence de sources d’eau salée au fond de la vallée de Salins-les-Bains s’explique par la présence d’un banc de sel gemme à 240 mètres de profondeur, lessivé par des infiltrations.

 

Au cours de l’histoire, différentes techniques pour puiser puis pomper la saumure se sont succédées. Le bois a longtemps été utilisé en tant que combustible pour pratiquer l’évaporation de ces saumures, mais pour des raisons économiques, le charbon fut adopté au début du 19ème siècle. En 1775, la Saline Royale est édifiée par l’architecte visionnaire Claude Nicolas Ledoux, à Arc et Senans, village en bordure de la Forêt de Chaux. Elle fonctionnera par l’apport en eaux salées de la Saline de Salins, conduite par deux saumoducs longs de 21 km. Les deux Salines fonctionneront en parallèle jusqu’en 1895.


L’évolution des techniques, le manque de place, la conservation par le froid, auront raison de la Grande Saline qui fermera ses portes en 1962.
 

Aujourd’hui, un projet d’envergure voit le jour : un nouveau musée du sel, consacré au sel et à son exploitation, en plein cœur de la ville, intimement lié aux bâtiments historiques de La Grande Saline. Un chantier qui a mobilisé de multiples compétences tant pour l’architecture, l’archéologie, l’inventaire des objets que pour la restauration d’un élément unique en France : la dernière  poêle à sel.